Qui sommes-nous ?

Les fondements de la démarche
L'application d'une méthode n'a de sens que si elle est au service d'une intention. Je vais partager ici ma vision de la démocratie locale. Les propositions de formations et d'accompagnements qui suivent sont au service de cette pensée politique.

Une gouvernance collégiale et participative
En Démocratie, l'équipe élue met en place une gouvernance collégiale et participative au service de la construction d’une démocratie vivante qui replace l’habitant dans sa fonction politique au service d’un bien-vivre-ensemble respectueux de l’humain et de son environnement. Elle répond ainsi à deux dérives majeures du fonctionnement classique d’une municipalité :
o L’accaparement du pouvoir par quelques élus, bien souvent le maire et ses adjoints
o Une faible implication des habitants à la vie de la commune, implication souvent limitée au seul acte de vote une fois tous les six ans, que ce soit par manque d’espace, de temps ou d’outils d’information et de participation.
Un principe de base : Le Politique, c’est l’habitant … l’élu, son représentant. Il n’y pas besoin d’être « expert » ou « professionnel » pour prendre part à la vie politique de sa commune et il s’agit de considérer que chaque habitant dispose d’une expertise sur la gestion de sa commune, puisqu’il en a l’usage (concept d’expertise d’usage). Il n’y a pas de relation hiérarchique, ni de barrière entre les élus et les habitants, ni entre le maire et les conseillers municipaux, mais seulement un partage, sur une période donnée (la mandature) des responsabilités dans la gestion de la commune. Il ne s’agit plus d’un « pouvoir sur » mais d’un « pouvoir avec ».
Il va falloir définir des rôles pour les élu es, les habitants, les experts, les animateurs et tous les acteurs de l'aventure municipale. La commune fonctionnera dans la complémentarité des rôles de chacun des protagonistes. Il ne s'agit plus d'opposer les uns aux autres mais de créer les conditions d'une coopération juste et efficace entre tous ces acteurs indispensables à la délibération. La proposition ici est de sortir d'un monde qui oppose expert/profane, élu/habitant, animateur/participant pour mettre en musique la complémentarité des approches.

La délibération
Une démocratie délibérative est un régime dans lequel l’exercice du pouvoir passe par l’échange public d’opinions, d'informations et d’arguments entre citoyens égaux en vue de la prise de décision. La délibération est la discussion en vue d’une décision à prendre collectivement.
Le conflit, au coeur de la vie de la Cité.
La pensée Politique se fabrique par le passage de l'expression des intérêts individuels, différents voire contradictoires, à la définition d'un intérêt collectif pour la communauté.
Alors que la plupart des dispositifs de démocratie dite participative efface les conflits, les lisse, nous allons considérer ici que le conflit est central dans tout processus de délibération démocratique. Son rôle va alors être de structurer la controverse et de refléter les positions en conflit avant d'arbitrer. Un fonctionnement démocratique ne doit pas être recherché pour résoudre les conflits, créer du lien social, en tout cas dans un premier temps. Il provoque, lorsqu'il est mené sincèrement, la mise en lumière des divergences de points de vue et la démultiplication des débats d'idées contradictoires, des conflits. L'histoire de la municipalité de Saillans entre 2014 et 2020 en est un bel exemple ! C'est l'identification de conflits et les modalités de leur résolution, sujet après sujet, qui permettront à terme de faire société. Les acteurs de ce processus devront être vigilants à ce que l'animation n'amène à contourner le conflit afin d'atteindre plus vite un consensus.

Des méthodes d’Intelligence Collective
L’intelligence collective naît dans la reconnaissance et l’activation des ‘petits’ apports de chacun, et permet de faire de grandes’ choses, en tout cas plus grandes et plus nombreuses que la simple somme des actions de chacun. Les outils et les méthodes ne sont pas suffisants mais absolument nécessaires dans la conduite d'une aventure démocratique. La légitimité et la rationalité des décisions collectives reposent naturellement sur un processus de délibération collective, conduit rationnellement et équitablement entre des individus libres et égaux. Pour respecter ces principes fondamentaux, l'Intelligence Collective aura à jouer un rôle fondamental.
James Surowiecki démontre, dans « La sagesse des foules », la capacité d'un collectif composé de non experts à prendre une meilleure décision que des experts pris individuellement. Je vous partage une partie de la conclusion de son ouvrage : «Bien qu'il soit difficile de faire confiance au jugement collectif d'un groupe, c'est là un choix intelligent. Je pense que nous savons maintenant qu'à long terme, le jugement de la foule va nous offrir la meilleure chance de prendre une bonne décision et que cette prise de conscience va faire pâlir les notions traditionnelles de pouvoir et de leadership. J'espère, tout en restant prudent, que c'est ce qui nous attend et que nous pourrons ainsi avoir de plus en plus confiance non en des chefs isolés mais en nous-mêmes. ».
A la recherche d'un équilibre entre souveraineté populaire représentée et exercée La participation ne peut pas se réduire à l’information ou même à la concertation car le citoyen doit être un acteur, pas un spectateur, et il ne suffit pas que le public “participe à un débat” pour prétendre qu’il choisit son avenir alors qu’il n’a pas réellement participé à la décision. Cependant, une condition majeure pour être invité à la table des décisions est d'être formé/informé sur le sujet donnant lieu à délibération. Afin d'éviter que ce soit toujours les mêmes qui décident et que les décideurs aient des convictions déjà acquises, le tirage au sort est une modalité de fonctionnement incontournable.

Sortir du sentiment d’impuissance
La souffrance n’est pas uniquement définie par la douleur physique, ni même par la douleur mentale, mais par la diminution, voir la destruction de la capacité d’agir, du pouvoir faire, ressentie comme une atteinte à l’intégrité de soi ». Paul Ricoeur, Soi-même comme un autre, éd. du Seuil (1990) L’action permettrait de sortir de l’impuissance, donc de la souffrance. Mon approche s’appuie sur la question du développement du pouvoir d’agir, tant individuel que collectif que l’on peut définir comme un processus par lequel des personnes accèdent ensemble ou séparément à une plus grande possibilité d’agir sur ce qui est important pour elles-mêmes, leurs proches ou le collectif auquel elles s’identifient.
Faire système
La question n’est plus de savoir s’il y aura d’autres municipalités participatives aux prochaines élections municipales mais s’il y en aura des dizaines, des centaines ou des milliers. A ce moment-là, ce mode de fonctionnement ne sera plus une exception dans le paysage démocratique français mais fera système. En parallèle à une crise de notre vieille démocratie sans précédent où la représentativité est vécue comme un accaparement du pouvoir par une oligarchie, cette forme de gestion politique locale respectant des normes exigeantes de qualité démocratique se mettra en place partout où des citoyens se lèveront pour affirmer que le Politique, c’est l’habitant !
Démocratie et vie quotidienne
Ma proposition d'accompagnement ne se restreint pas aux seules collectivités locales et je considère que ces repères politiques peuvent prendre leurs places dans n'importe quelle organisation. Les processus démocratiques doivent être éprouvés partout dans notre vie quotidienne. Le jour où nos associations et entreprises mettront en oeuvre des fonctionnements participatifs et inclusifs, les citoyens porteront haut et fort leurs revendications démocratiques. Nous pourrons alors envisager sereinement un changement de paradigme.

Description de nos services

Formation des élu es, agents territoriaux et habitants à l'animation de la démocratie locale Accompagnement d'équipes municipales Je dispose de l'agrément de formation des élu es qui leur permet d'utiliser leur DIF.

1. Premier axe : La dimension de la participation des habitants
o Pourquoi et comment faire participer les habitants? Quels sont les freins et les leviers à la participation ? Quelle place pour/comment prendre en compte l'expertise d'usage ? Comment sortir de l'entre soi ? Comment susciter de l'action collective à partir des sujets qui nous touchent ? Quelle place de l'élu/du représentant ? Posture et les compétences attendues de l'animateur ?
o Analyse de l'aventure de Saillans : présentation des 6 ans de mandatures, points forts/points faibles et applications à votre contexte local
o Le développement du pouvoir d'agir : fondements et applications concrètes
o Les différents niveaux de participation et les dispositifs de participation correspondants : information, consultation, concertation, co-décision
o Les différents types de réunions : informations, décisions, créativité, résolution de problèmes, stratégie, gouvernance…
o La construction/structuration d’une animation participative : les 5 grand principes, les différentes phases, construire un déroulé adapté à ses objectifs

2. Second axe : la dimension de la gouvernance partagée et de la collégialité
o Comment sortir d'un fonctionnement pyramidal pour concevoir un mode d'organisation coopératif et collaboratif et faire l'expérience d'une autre façon de prendre des décisions collectives ?
o Pratiques autour de la qualité d’écoute et de la communication dans le groupe ; Mise en place un cadre propice à la coopération (cadre de sécurité, règles de communication, accueil…).
o Expérimentation et approfondissement des 4 piliers de la sociocratie : le cercle, la décision par consentement, l’élection sans candidat et le double lien
o Visite des étapes à mettre en place pour tendre vers une gouvernance partagée.
o Compréhension des mécanismes qui permettent de mobiliser la créativité, de sortir des sempiternels débats, pour produire de l’intelligence collective
o Découverte des outils de la gouvernance partagée et les enjeux du pouvoir partagée
o Prise des décisions en relation d’équivalence au pouvoir dans la recherche du consentement : pratique de la Gestion Par Consentement
o Élire des personnes en leur donnant de la légitimité pour exercer leur mission : pratique de l’élection sans candidat

3. Troisième axe : les techniques d'animation et la posture de l'animateur
o Quels sont les outils d'animation de l'Intelligence Collective ? Pourquoi les utiliser, dans quel cadre ? Quelles postures pour l'animateur/trice ? Comment organiser et animer une réunion qui permet à chacun e de trouver une place équitable dans la construction d'un objet commun ? Quels sont les processus qui permettent de faire vivre une construction réellement participative ?
Savoirs
o Réfléchir à la question de la gouvernance partagée et de la démocratie, au développement du pouvoir d’agir et en acquérir les notions de base
o Concevoir des espaces de constructions collectives et choisir les outils et méthodes adaptées
o S’outiller pour plus d’efficacité dans les phases d’émergence/créativité et les prises de décisions collectives : techniques de distribution de la parole, méta plan, world café, 6 chapeaux de Bono, boule de neige, les quatre formes de prises de décision, porteur de parole, débats (mouvant, en étoile, pétale)
Savoir-faire
o Expérimenter des outils d’animation dans un cadre sécurisé
o Animer des espaces en prenant en compte les inégalités présentes
o Revisiter et analyser les fonctionnements de son organisation pour tendre vers une gouvernance partagée
o Structurer une réunion participative : construire un déroulé adapté à ses objectifs
Savoir-être
o Sentir pas l’expérimentation les changements de posture auxquels les pratiques collaboratives nous invitent
o Analyser sa posture d’animation et la faire évoluer
o Explorer d’autres façons de communiquer, propices à la coopération

Nous avons accompagné

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Experiences

Accompagnement de 200 listes participatives pour les élections municipales de mars 2020

Accompagnement d'une vingtaine de municipalités sur leur schéma de gouvernance interne, schéma municipal participatif, mise en œuvre d'un processus de participation des habitants, organisation et animation d'une séance publique participative (...)

Organisations accompagnées : Des associations - Réseau national des Accorderies - Foire Eco Bio de Colmar - Bruxelles Laïque - Cité du Design de Saint Etienne - UNADEL - Conseil de Développement de Dignes - Secours Catholique - Atelier Z - Centre social du Douessin - Alter Coop - Foyer Jacquemus (Adultes handicapés) - Habitat Jeune Privas - Fédération des centres sociaux 49/53 - Réseau des Accorderies de France (RAF) - Une vingtaine d'accorderies - AQJ (Association d'éducation spécialisée) - EPDA (Association d'éducation spécialisée) - SM3A (Syndicat de gestion de la rivière Arve) Des collectivités locales - Maire de Metz - Mairie de Reventin Vaugris - Mairie de Mulhouse - Département de l'Ardèche - Programme AJIR - DDCS Ardèche - Mairie d'Aubervilliers - Mairie de Dignes les Bains - Département Moselle - Direction solidarités - Mairie de la Bazouge de Chéméré - Mairie de Quimper - Mairie de Saint Senoux - Mairie de Saint Germain au Mont d'Or - Mairie d'Ambierle - Mairie de Plombières les Bains - (...) Des listes participatives - Embrun - Barjols - Leucate - Pénestin - Bédarieux - Briançon - Vaour -Aubais - Etables sur Mer - Saint Péray - Allex - Crest -Eurre - Saint Julien Molin Molette - Cachan -Celles - Saint Gobain - La Hulpe (BE) - Chambéry - - Saintes - Ales - Grenoble - Saint Julien en Genevois - Lyon - Thénac - Veynes - Château Arnoux - Crémieu - Paris - Ales - Aulnay Sous Bois - Dignes les Bains - Saint Montan - Plessé - Saint Vincent - Largentière - Voiron - Saint Senoux - Saint Médard en Jalles - Vence - Lassale - Canaules - St Michel l'Observatoire - St Sauveur de Montagut - Le Péage de Roussillon (38) - Romans sur Isère - (...) Des entreprises - SEMWARE - Méréo - Primum Non Nocere - EXAECO

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